2017 : Autosuffisance en maïs... OGM !

Au cours de la visite de la presse calédonienne à la coopérative Graines du Sud, la Province Sud et les maïsiculteurs se sont auto-félicités de la récolte de maïs de la saison 2016/2017. Lien

Cette année, la majeure partie de la filière d’élevage porcine et avicole calédonienne sera nourrie avec du maïs 100% calédonien. Quelque 8 500 tonnes... en grande majorité génétiquement modifié puisqu’il s’agit du maïs « 606IT », une variété de maïs australien issue de la technique de mutagénèse. C'est en effet à grand renfort d'argent public que la filière maïs a, en 2016, importé et semé des semences "IT", comme dit M. Galliot, à savoir, rendues tolérantes à un herbicide par la technique dite de la mutagenèse qui produit des organismes génétiquement modifiés … avec tous les risques que cela comporte en terme de contamination génétique, pour des cultures en plein champ.


Roger Galliot a profité de cette opération de communication pour rappeler que des associations écologistes ont « terni l'image de la filière maïs », et même menacé de brûler ses parcelles. Ce qu'il ne dit pas c'est qu'il a été jusqu'à porter "plainte contre X pour des menaces de destruction qui ont été proférées via facebook" pour « dissuader les auteurs ».

 

Auditionnée par la gendarmerie, l'association STOP OGM Pacifique a répondu en mars 2017 en ces termes à la gendarmerie : "La France et L'Europe sont dotées d'une réglementation sur les OGM (étiquetage et culture) depuis 1998. Cette réglementation s’applique dans les DOM mais pas les TOM. Nous œuvrons pour que cette réglementation s’applique dans les 3 TOM du Pacifique. Nous avons toujours adopté des méthodes basées sur le dialogue avec les élus, les agriculteurs, les transformateurs, et continuerons à maintenir cette position, en tant que lanceurs d’alerte et porteurs d’information sur le domaine sensible des OGM et de tout ce qui s’y rattache. L'association ni aucun de ses membres n'est à l'origine des menaces dont se plaint M. Galliot. Cependant, il nous semble que la voie dans laquelle s’engage M. Galliot ne favorise pas le dialogue, la prise en compte de la société civile et va dans le sens d’un inquiétant déni de démocratie soutenu par certains élus."

 

STOP OGM Pacifique ne cherche pas à ternir l’image de la filière maïs calédonienne, et se félicite du souhait des autorités d’améliorer l’autosuffisance agricole et alimentaire calédonienne, mais cela ne doit pas se faire à n’importe quel prix, et certainement pas en ayant recours aux OGM et à tout leur corollaire, sans la moindre transparence ni le moindre principe de précaution.

 

Les promesses faites par le Gouvernement et la Province Sud mi-2016 de renforcer la réglementation calédonienne sur les OGM, en matière de semences et d’étiquetage, semblent s’être évanouies, dissoutes dans un bain d’autosatisfaction. Il suffit de voir ce qu’il reste des grandes déclarations de Mr Metzdorf qui en juillet 2016 promettait aux calédoniens la « meilleure loi du monde sur les OGM », en annonçant la volonté pour la Calédonie d’être le premier pays au monde à interdire les OGM mutés au même titre que les OGM transgènes.

Toujours selon M. Galliot, les semences IT rendues résistantes à des pesticides, n'ont "rien à voir avec les OGM"... "la preuve - déclare-t-il- c'est qu'en Europe, en métropole, les semences IT sont autorisées". Au risque de nous répéter, rappelons que : OUI les semences VrTH (rendues tolérantes à un herbicide par mutagenèse) sont actuellement autorisées en Europe et en France, mais OUI ces semences ont bien quelque chose à voir avec les OGM, appelées "OGM cachés" car reconnus comme des OGM au sens de la réglementation européenne, mais en revanche pour l’instant encore exclues du champ d'application des interdictions. Notez qu'actuellement les "nouveaux OGM", c'est à dire ceux qui ne sont pas obtenus par transgenèse, font l'objet d’un recours à la Cour de Justice de l’Union Européenne, afin de trancher sur le sort à réserver à ces organismes d’un genre nouveau issu des dernières recherches biotechnologiques et de génie génétique des laboratoires des multinationales semencières. Ce sujet mériterait que les médias s’attardent sur le fond du sujet plutôt de continuer à relayer aveuglement les propos de ceux qui défendent la filière maïs quitte à déformer la réalité. Plus d'infos :

https://blogs.mediapart.fr/appel-de-poitiers/blog/020217/la-cour-de-justice-de-l-union-europeenne-doit-reglementer-les-ogm-caches

et https://www.infogm.org/6205-exclusif-publication-contribution-cjue-nouveaux-ogm

 

Par ailleurs, le vif débat en cours actuellement en métropole devrait mettre la puce à l'oreille de certains, voire inciter nos élus à un débat concerté avec la société civile, voire ré-ouvrir la possibilité de consultations en vue d'une modification de la réglementation, car ce sujet est bien d’actualité. Le samedi 15 avril, dixit le journal "Le Monde" : "une centaine de Faucheurs volontaires d’OGM, ont pénétré dans une parcelle d’essai de colza du géant allemand de l’agrochimie BASF à Villy-le-Moutier, dans la Côte-d’Or. Ils dénoncent dans un communiqué l’utilisation d’une semence de colza « rendue tolérante à des herbicides par mutagenèse, technique clairement définie (par la législation européenne) comme produisant des OGM, mais exemptée des règles concernant les OGM »."


Par ce communiqué, nous demandons :

  1. à la Province Sud et à Graines du Sud de fournir aux calédoniens des informations détaillées sur les semences de maïs utilisées pour la saison 2017/2018. De quelles variétés s’agit-il ? Quelles quantités ont été importées et à quel prix ? Est-ce à nouveau une variété mutée, ou bien est-on revenu à une variété plus classique et moins sujette à caution, comme semblait l’affirmer Mr Metzdorf dans l’article paru dans les Nouvelles Calédoniennes ? La population et les éleveurs calédoniens ont le droit à toute la transparence sur la nourriture destinée aux animaux d’élevage du pays.
  2. à Monsieur le Président du Gouvernement de tenir ses promesses en engageant des consultations publiques sur la révision de la réglementation en matière d’OGM en Nouvelle-Calédonie : à savoir l’extension de l’interdiction des OGM de transgénèse à tous les fruits, légumes et céréales, l’interdiction des OGM de mutagénèse (notamment ceux ayant des propriétés de résistance aux pesticides), et un étiquetage alimentaire obligatoire sur tous les produits locaux ou d’importation susceptibles de contenir des OGM (rappelons que la métropole a une loi sur l’étiquetage depuis janvier 1997 !)

 

Signez la pétition

pour dire STOP à la contamination

de la papaye OGM

/ sign the petition

to STOP the spread of GM papaya

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pour une Calédonie sans RoundUP

 

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